Sœur Marie-de-l’Assomption, cinquante-cinq ans, cuisinière et jardinière
Née dans une famille paysanne très pauvre et très pieuse. L’annonce de son choix de vie rend ses parents très heureux.
Elle est effacée, parle peu, ne manifeste jamais aucune émotion, ni joie ni tristesse. Elle semble ne s’intéresser à rien d’extérieur. Jamais elle ne lit ni ne participe à aucune conversation. Elle se contente d’écouter sans intervenir. Son emploi de cuisinière et de jardinière occupe tout son temps et ne lui permet pas de participer aux travaux communautaires.
Son foie est tellement délabré qu’elle ne peut se nourrir que de légumes cuits à l’eau et de pain ; elle est d’une extrême maigreur, pesant à peine quarante kilos.
Elle protège son habit d’une vieille blouse noire et est une des rares sœurs à connaître le chemin de la douche. Au retour du jardin, elle se lave les pieds, ce qui n’est pas si fréquent parmi les autres sœurs.
Elle est laide, très ridée et son dentier est si mal adapté qu’il lui blesse la bouche.